L’accompagnement personnalisé

Publié le par admin

Une expérience à exploiter : celle des lycées pilotes

En 2009-2010, certains lycées dans plusieurs académies ont tenté des expérimentations pour préparer ce « nouveau lycée » : nous avons rencontré des professeurs qui y ont participé. Ils semblent tous d’accord sur la nécessité de ménager des temps de rencontre avec les lycéens, dès le début de l’année. Ils s’accordent tous sur la liberté offerte pour ce travail grâce au nombre réduit d’élèves et le profit tiré du décloisonnement : pas d’enseignement disciplinaire et une plus grande collaboration entre les professeurs volontaires d’une même équipe, les professeurs documentalistes et les Conseillères d’Orientation – Psychologues, une exploitation élargie des outils de connaissance[2] (recherches sur site ou non), une ouverture sur le monde extérieur non éducatif (rencontre avec des professionnels dans le cadre d’enquêtes) par exemple.

Les risques et les limites

Cependant, tout n’est pas si simple : il est apparu difficile dans certains établissements de faire prendre au sérieux par les élèves ces « temps d’enseignement » ; certains lycéens ne comprennent pas que sortir du cadre d’une salle de classe ne signifie pas être en récréation. Et l’un des premiers axes de réflexion que nous proposerons est de transformer un élève de collège en lycéen responsable de lui-même et de son avenir, et pour cela de lui faire acquérir un mode de réflexion de lycéen autonome.

Les limites viennent aussi des difficultés matérielles : quel emploi du temps professeur et élèves pour favoriser ces temps de recherches, de réflexion, d’entretien ? (Par exemple, éviter le créneau de16h à 18h). Comment accepter de sortir de nos disciplines et ne pas transformer la phase « approfondissement » ou méthodologie en cours de français, maths ou anglais prolongé ?

Enfin, pour nous, professeurs de lettres, comment faire admettre à nos collègues d’autres disciplines que nous avons notre place dans chaque équipe d’AP et que nous ne cherchons pas, comme ils pourraient le croire, à récupérer nos heures de français disparues dans la réforme ? Car il s’agit d’inventer ou de repenser des fonctionnements pédagogiques.

Voici donc quelques pistes, issues de rencontres avec des expérimentateurs, que nous proposons à la réflexion des professeurs en charge ou qui vont l’être de cet AP.


[2] Ces différents points feront l’objet des prochains articles.

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