Les Fausses Confidences à l’épreuve de la scène – Parcours artistique

Publié le par La rédaction NRP

Les Fausses Confidences furent créées le 16 mars 1737 par les comédiens italiens. L’accueil fut médiocre, mais la reprise l’année suivante obtint un triomphe (on y loua beaucoup le jeu de Sylvia, l’interprète favorite de Marivaux), et la pièce fut représentée au moins cent dix fois entre 1740 et 1763, année du décès de l’auteur. Le 15 juin 1793, elle fut la première œuvre « italienne » de Marivaux à entrer au répertoire de la Comédie-Française.

Après la retraite en 1840 de Mlle Mars, titulaire du rôle d’Araminte, la pièce de Marivaux souffrit d’une certaine désaffection jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. C’est la mise en scène de Jean-Louis Barrault, en 1946, qui lui rendit sa fraîcheur ; et depuis, les plus grands se sont attachés à en explorer les ambiguïtés, mettant l’accent sur la manipulation, sur l’affolement du désir, sur les enjeux sociaux et financiers… Il est bien révolu le temps où Elsa Triolet parlait des Fausses Confidences comme d’« une si vieille et charmante chanson », ajoutant, féroce : « Encore faut-il aimer le clavecin. »

Cinq photos de mises en scène différentes, entre 1946 et 2014, ont été sélectionnées. Chaque fois, l’analyse du décor, des costumes et de l’expression des acteurs permettra de repérer les choix du metteur en scène à ce moment de la pièce et de saisir plus généralement la spécificité du spectacle. On fera également dialoguer ces images entre elles, à plusieurs reprises. On aura intérêt à projeter en classe les photographies des scènes, pour permettre aux élèves d’en étudier les détails.

Cliquez sur l’image pour voir un extrait du parcours artistique 

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