« Visa » pour les classes à Perpignan, et autres destinations photographiques

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Par Gaëlle Bebin 

 
 

 

Exposition Sagesses de l'humanité à la chapelle du Tiers-Ordre © Gaëlle Bebin

Exposition Sagesses de l’humanité à la chapelle du Tiers-Ordre © Gaëlle Bebin

 Pendant une semaine, chaque mois de septembre, les expositions du festival international du photojournalisme « Visa pour l’image » sont réservées en priorité aux élèves et à leurs professeurs. Il s’agit d’un libre parcours dans la ville, de caserne en couvents, à la rencontre de travaux photographiques qui sont autant de leçons d’ouverture du regard. Bilan de cette expérience, pour imaginer dès maintenant une visite de « Visa » 2011 avec sa classe.

 

 

 

Des « chemises rouges » en Thaïlande au tremblement de terre en Haïti, l’actualité la plus dramatique est toujours le sujet d’un certain nombre d’expositions dont l’une, Le jour où tout a basculé d’Olivier Laban-Mattei, aurait pu servir de titre aux autres. Ce photojournaliste,  comme d’autres professionnels, a participé aux rendez-vous d’une heure prévus sur demande pour les classes, en répondant à leurs questions sur son métier et son parcours.

D’autres reportages étaient consacrés aux déshérités des pays riches, les migrants à Calais ou les sans-abris de New York (The Urban Cave), ainsi qu’à des types de marginalité différents, comme celle des polygames d’une secte américaine. De longues enquêtes sont nécessaires pour suivre et même accompagner ces personnes, de manière à comprendre et faire comprendre la complexité de leur situation. Ian Fisher, un soldat américain et Eloi, l’enfant-bulle sont des expositions où l’on pouvait même suivre une existence de manière chronologique. Et quand certains photographes rendent hommage à l’action d’un groupe précis – c’est le cas par exemple de Grégoire Korganow pour le SAMU du Val d’Oise dans Carnet d’urgences, d’autres parcourent le monde depuis des années pour réunir des images symboliques et porteuses d’espoir dans les Sagesses de l’Humanité (Olivier Föllmi).

En traversant plusieurs pays, les photojournalistes font réfléchir sur un état du monde et en proposent une synthèse, avec des images qui s’articulent autour d’une problématique universelle comme la place des croyances religieuses (Pèlerinages de Kazuyoshi Nomachi), ou les contradictions d’un système politique. Dans son panorama des « ultimes bastions communistes », Tomas van Houtryve a parcouru entre autres la Corée du Nord et Cuba où se maintient l’envers de l’utopie communiste, la Chine et le Vietnam qui combinent dogme idéologique liberticide et pragmatisme économique, et le Népal, dont il montre la population victime des castes aidée par les rebelles maoïstes.

A « Visa pour l’image », les expositions dans leur ensemble se prêtent à des regroupements thématiques. Le CLEMI (Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information) met en ligne tous les ans des fiches pédagogiques rédigées par des professeurs de collège et de lycée.

L’une d’elles propose par exemple de comparer dans sept expositions le rôle des différents types de textes qui accompagnent (ou non) les images, et qui sont un élément particulièrement important dans le photojournalisme.

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