Florian Zeller à l’honneur dans la NRP

Publié le par La rédaction NRP

Un auteur français a été à l’honneur en cette 93e cérémonie des Oscars… The Fatherl’adaptation cinématographique de la pièce de théâtre de Florian Zeller Le Père, a en effet été récompensé à deux reprises.  Meilleur acteur pour Anthony Hopkins et meilleur scénario pour une œuvre adaptée pour Christopher Hampton et Florian Zeller.

Nous avons eu le plaisir de le rencontre à deux reprises pour sa pièce Le Père en 2018 et plus récemment pour Le Fils. Cette dernière sera prochainement adaptée au cinéma avec Hugh Jackman et Laura Dern.

Pour fêter ces bonnes nouvelles nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir nos différents échanges avec Florian Zeller ainsi qu’une séquence autour de la figure du père au théâtre.

Novembre 2018 – Entretien avec Florian Zeller autour de la figure du père et de la trilogie Le Père, La Mère, Le Fils > Voir l’interview

Mars 2021 – Entretien avec Florian Zeller à l’occasion de la sortie du Carré Classique Le Fils > Voir l’interview

Séquence de novembre 2021 « Au nom du père » – La figure du père au théâtre > Voir la séquence 

 

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Le journalisme de guerre – En association avec Madmagz Éducation

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À l’occasion de la Semaine de la presse et des médias dans l’École ®, qui se tiendra du 22 au 27 mars 2021, la NRP s’est associée à Madmagz éducation pour vous proposer un livret qui vous accompagnera dans la mise en œuvre d’un projet collectif autour du journalisme de guerre.

Cliquez sur l’image pour télécharger le dossier

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Les Fausses Confidences ou les jeux de l’amour

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Marivaux fut un écrivain discret, un journaliste philosophe, un penseur humaniste. Esprit libre et audacieux, applaudi au Théâtre-Italien concurrent de la Comédie-Française, écouté dans les salons les plus en vogue, élu à l’Académie contre Voltaire, Marivaux a été un auteur jalousé. Résolument du côté des Modernes dans la querelle qui les oppose aux Anciens, il défend l’audace, la liberté. Marivaux a également « un faible pour les Précieuses » comme dira Palissot. Il participe dans les années 1720-1740 aux salons de Mesdames de Lambert, de Tencin ou du Deffand. L’art de la conversation au service de la révélation des sentiments, mêlée au jeu impromptu des Italiens, sera la thématique de toutes les comédies de Marivaux, au point qu’on a donné son nom à son style : le marivaudage, terme initialement péjoratif. Enfin, Marivaux vit dans une société profondément inégalitaire où les préjugés de classe sont tenaces. La valeur de l’argent remplace progressivement celle du sang. Au tournant des Lumières, il va oser placer le mérite au-dessus du rang. Quand Marivaux crée Les Fausses Confidences en 1737, il a 49 ans, c’est sa 27e pièce. La pièce reçoit un succès mitigé, quitte l’affiche après six représentations. Aujourd’hui, c’est la comédie de Marivaux la plus jouée avec Le Jeu de l’amour et du hasard. Si la pièce est ancrée dans son temps et dans son milieu, la bourgeoisie, elle soulève des questions qui peuvent intéresser les lecteurs contemporains que nous sommes, et les adolescents en particulier. Elle raconte les stratagèmes d’un valet, Dubois, décidé à conduire sa maîtresse, Araminte, sur le chemin de l’amour pour Dorante, son ancien maître sans le sou, amoureux fou de la riche veuve. Les lectures sont plurielles : La pièce sonne-t-elle le triomphe de l’amour ou de la duperie ? Dubois est-il un valet fidèle ou un manipulateur sans scrupules ? Sur quels ressorts psychologiques un manipulateur s’appuie-t-il ? Dorante aime-t-il vraiment Araminte ou n’est-il qu’un Don Juan  intéressé ? La pièce parle d’amour, d’argent, de désir, de cruauté, de communication. La problématique sera la suivante : comment la pièce met-elle en scène à la fois l’amour de la comédie et la comédie de l’amour ? Les exercices permettront de travailler l’œuvre (sa structure, les relations entre les personnages, l’écriture des dialogues, la dramaturgie) mais aussi la langue, le lexique, l’explication de texte (trois lectures linéaires), l’écrit (écrits d’appropriation, construction de plans de dissertation, rédaction de paragraphes), l’oral (lecture expressive, enregistrements vocaux, exposés), l’histoire des arts et le langage de l’image.

Cliquez sur l’image pour voir un extrait de la séquence.

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La grammaire au lycée

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La NRP vous accompagne dans vos cours de langue au lycée, avec dans chaque numéros un point de grammaire étudié à partir d’un texte au programme. Dans le numéro de janvier, c’était un focus sur l’attribut du sujet, le COD et la négation dans les textes de Montaigne au programme. En mars, vous trouverez de fiches sur la syntaxe de Marivaux dans Les Fausses Confidences. 

Cliquez sur l’image pour voir un extrait de la fiche langue du numéro de janvier 2021. 

 

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Les Fausses Confidences à l’épreuve de la scène – Parcours artistique

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Les Fausses Confidences furent créées le 16 mars 1737 par les comédiens italiens. L’accueil fut médiocre, mais la reprise l’année suivante obtint un triomphe (on y loua beaucoup le jeu de Sylvia, l’interprète favorite de Marivaux), et la pièce fut représentée au moins cent dix fois entre 1740 et 1763, année du décès de l’auteur. Le 15 juin 1793, elle fut la première œuvre « italienne » de Marivaux à entrer au répertoire de la Comédie-Française.

Après la retraite en 1840 de Mlle Mars, titulaire du rôle d’Araminte, la pièce de Marivaux souffrit d’une certaine désaffection jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. C’est la mise en scène de Jean-Louis Barrault, en 1946, qui lui rendit sa fraîcheur ; et depuis, les plus grands se sont attachés à en explorer les ambiguïtés, mettant l’accent sur la manipulation, sur l’affolement du désir, sur les enjeux sociaux et financiers… Il est bien révolu le temps où Elsa Triolet parlait des Fausses Confidences comme d’« une si vieille et charmante chanson », ajoutant, féroce : « Encore faut-il aimer le clavecin. »

Cinq photos de mises en scène différentes, entre 1946 et 2014, ont été sélectionnées. Chaque fois, l’analyse du décor, des costumes et de l’expression des acteurs permettra de repérer les choix du metteur en scène à ce moment de la pièce et de saisir plus généralement la spécificité du spectacle. On fera également dialoguer ces images entre elles, à plusieurs reprises. On aura intérêt à projeter en classe les photographies des scènes, pour permettre aux élèves d’en étudier les détails.

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Humanités 1re, La Planète des singes, un mundus inversus littéraire et cinématographique.

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La Planète des singes de l’écrivain français Pierre Boulle, publié en 1963, a eu une portée inattendue notamment grâce à ses différentes et nombreuses adaptations cinématographiques (Franklin Shaffner, 1968 ; Tim Burton, 2001 ; Rupert Wyatt, 2011). Cette éthnofiction, inscrite dans la veine des contes philosophiques, propose une réflexion ironique et subtile sur la prétendue supériorité de l’être humain, tout en offrant au lecteur un récit d’anticipation qui l’obligent à porter sur le monde familier qui l’entoure un regard nouveau. C’est ainsi que cette planète sur laquelle se retrouvent les trois astronautes ressemble en tous points à la nôtre, baptisée Soror (« sœur » en latin) par les trois Terriens. Mais la situation qui y prévaut est inversée par rapport à la Terre puisque les singes sont les « dominants » et les humains les « dominés ». Tout en reprenant la réflexion de Vercors dans Les Animaux dénaturés (1952) sur la définition de l’être humain, Pierre Boulle distingue à son tour l’humain animalisé du singe humanisé, et les oppose en un face-à-face illustrant singulièrement les théories scientifiques de l’évolution ainsi que la dialectique hégélienne du maître et de l’esclave via le rapport inversé homme/animal.

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Œuvres intégrales en 1re : Montaigne

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La NRP continue de vous accompagner dans la mise en place de vos cours sur les œuvres au programme.  En janvier, retrouvez une séquence complète sur « Des cannibales » et « Des coches », ainsi qu’un commentaire de « De la solitude » dans les pages Bac.

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Écrire, ou comment trouver la sortie

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Par Cécile Ladjali

Le temps de l’écriture est un moment suspendu, où le corps et l’âme errent tous azimuts, ne rencontrant que l’obstacle de l’imagination qui flanche, de l’intuition qui fait défaut, ou de la sensation qui manque d’acuité. Pas de frontière, pas de mur, pas de porte fermée à triple tour mais un espace immense, comme ce temps béni qui n’existe plus. Or, lors du confinement, tout était fermé : le corps, l’esprit, la page. Je suis une machine, je sais faire, alors j’ai écrit. Mécaniquement, sans grâce, comme une brute, pour tenir et profiter de ce temps qui m’était soi-disant offert. Puis, j’ai vite compris que ce temps était un faux temps libre. Qu’il s’agissait d’un temps muré comme l’était désormais mon existence dans l’espace réduit de mon appartement parisien.

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Jean-Luc Lagarce, Juste la fin du monde

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Par Florence Renner

Une pièce essentielle
Cette œuvre de Jean-Luc Lagarce, peu étudiée de son vivant (comme le reste de sa production théâtrale d’ailleurs) est devenue après sa mort l’une de ses pièces les plus traduites et les plus jouées dans le monde. Entrée au répertoire de la Comédie-Française en 2008, elle a été proposée au programme des agrégations et à celui de l’option « lourde » de théâtre. Aujourd’hui au programme des œuvres de l’EAF, elle a de grandes chances de séduire les lycéen-nes, en partie grâce à l’adaptation qu’en a faite Xavier Dolan avec des acteurs appréciés des élèves (G. Ulliel, M. Cotillard, V. Cassel, L. Seydoux en particulier, et N. Baye).

Crise personnelle, crise familiale
Les thèmes abordés par Lagarce (le poids du secret, le sentiment d’être étranger à sa propre famille, les conflits entre frère et sœur…) sont par ailleurs autant de matières qui peuvent résonner avec les préoccupations des élèves lycéens. La principale difficulté résidera peut-être dans l’appréhension de la langue très particulière de l’auteur, ni prose ni vers, faite d’hésitations et de retours sur elle-même. On pourra accompagner le travail sur cette œuvre par la lecture cursive de la pièce de Marguerite Duras, La Pluie d’été, dont les thèmes sont proches, la dramaturge ayant sans aucun doute influencé l’écriture de Lagarce, ou par une pièce plus classique, par exemple Phèdre de Racine, qui met en jeu une crise personnelle autant que des crises familiales (on pense à la scène entre Thésée et Hippolyte) et permettra par ailleurs à certains professeurs de réinvestir le travail fait sur la pièce l’année précédente ! On peut enfin également envisager la lecture de Le Roi se meurt de Ionesco, personnage qui traverse également une crise personnelle marquée qui entre en résonance avec la crise divisant les deux reines.

Mise en place de la séquence
Nous avons choisi de nous appuyer, aussi souvent que possible, sur des mises en scène et sur le film de Xavier Dolan afin d’incarner la pièce de Lagarce et de la rendre plus accessible aux lycéens. Dans une première étape, nous choisissons d’accorder le temps nécessaire à la découverte de la pièce par les élèves. Pour cela, différents supports sont proposés : la pièce elle-même bien sûr, mais aussi des affiches, le film de Dolan (2016) et les musiques du film, qui sont porteuses de sens. Une deuxième étape (« Crise personnelle ») permet de découvrir l’auteur en même temps que le personnage principal, Louis, sorte de miroir fictionnel de son créateur. Les étapes 3 et 4 (« Crise familiale ») s’intéressent aux quatre autres personnages, envisagés par rapport à leur place dans la famille. Enfin, une cinquième et dernière étape aborde la « Crise du langage », c’est-à-dire le problème de la communication entre les personnages, considéré comme l’enjeu principal de la pièce. Notre problématique d’étude sera donc la suivante : en quoi cette pièce qui met en scène des crises personnelles autant que familiales révèle-t-elle la difficulté à communiquer avec les siens ? La Toile regorge de ressources pour aborder Juste la fin du monde en classe. Pour l’analyse des mises en scène, nous nous sommes principalement appuyés sur la très riche séquence proposée par le site du Réseau Canopé réservé aux enseignants, Éduthèque1. Les références faites à la pièce de Lagarce dans la séquence proposée ici renvoient à l’édition des Solitaires intempestifs (2016).
Les élèves n’auront pas lu la pièce au début de la séquence.

  1. https://tinyurl.com/edutheque-lagarce.

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Le retour de l’explication linéaire – Extrait de la séquence de novembre 2020

Publié le par La rédaction NRP

La nouvelle épreuve orale de français du bac réhabilite une méthode que l’on croyait disparue de l’enseignement secondaire : l’explication
dite linéaire. Elle faisait loi jusqu’au début des années 1980 mais, sous divers noms (la lecture méthodique entre autres), elle avait cédé la place à une version orale du commentaire composé. Il ne s’agira pas ici de recenser tous les outils de l’étude stylistique, qui restent valables quelle que soit la méthode, mais de dégager ce qui fait la spécificité de la lecture linéaire, et d’appliquer celle-ci aux quatre grands types de texte.

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Consulter l’article de septembre 2019 consacré à l’explication linéaire. 

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